Tourisme en Iran : Les constats de Richard Vainopoulos, président-fondateur de TourCom

A la suite de la révolution de 1979, l’Iran s’est refermé de manière imprévisible. Malgré la timide réouverture des années 1990, il aura fallu attendre l’arrivée de Rohani en 2013 pour que le tourisme commence à se développer. Richard Vainopoulos, président-fondateur du réseau TourCom, expose la situation touristique actuelle du pays.

2013 : le déclic

Les chiffres témoignent de cette rapide évolution. En 2006, moins de 2% des iraniens actifs vivent du tourisme. Une hausse de 42% des visiteurs est observée de 2011 à 2013, année d’élection du nouveau président réformateur. Il s’agit surtout d’asiatiques, l’Iran étant encore une destination fortement déconseillée aux occidentaux. Après la signature de l’accord sur le nucléaire, les sanctions internationales qui ont pénalisé l’économie ont été levées.

Perspectives optimistes

richard-vainopoulosSi l’Etat pense accueillir plus de 20 millions de touristes par an d’ici 2025, le WTTC prévoit de son côté plus de 5 millions de visiteurs annuels dans les années à venir. D’ailleurs, les opérateurs commencent à investir. Air France assure désormais trois vols hebdomadaires entre Paris et Téhéran. Les tours opérateurs, dont les réservations ont doublé pour certains, proposent également des circuits en Iran. Même si le « tsunami de touristes » annoncé par le ministre ne semble pas immédiatement réalisable, le potentiel est bien là d’après Richard Vainopoulos.

Des infrastructures à mettre en place

Les 200 000 places lits dont l’Iran dispose en 2012 sont largement insuffisants par rapport au nombre de touristes attendus. Ainsi, la construction de structures d’accueil et d’hébergement est nécessaire. Des chaînes internationales comme Accor Hôtels prévoient de s’établir prochainement dans le pays. Par ailleurs, des travaux sur les aérogares sont prévus en collaboration avec la société Aéroports de Paris.

Des problèmes structurels à résoudre

Outre ces questions d’infrastructures, les autorités doivent également s’occuper de certains aspects administratifs. La procédure pour obtenir un visa reste longue et complexe, notamment pour les Français. Par ailleurs, l’utilisation des cartes de crédit internationales n’est pas possible en Iran. Le président-fondateur du réseau d’agences TourCom estime que ce sont là des limites certaines au développement du secteur touristique.

Quels touristes pour l’Iran ?

Les principaux attraits du pays résident en général dans ses sites archéologiques et culturels ainsi que ses paysages. Les visiteurs sont donc ciblés. Comme le port du voile est impératif pour les femmes, le tourisme balnéaire est pour le moment exclu. L’interdiction de l’alcool ne favorise pas non plus les autres types de loisirs.

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