Le tourisme spatial : simple vitrine ou véritable activité d’avenir ?

En l’espace de quelques mois, le tourisme spatial semble avoir véritablement pris son envol. Toutefois, ces fantasmes de milliardaires représentent-ils réellement un avenir pour le tourisme ou sont-ils simplement une vitrine technologique pour les sociétés qui les organisent.

Une lubie de milliardaires ?

Le tourisme spatial ne date pas de 2021. Le terme est utilisé dès le début des années 2000. Toutefois, auparavant ces très rares voyages étaient réalisés par les agences spatiales gouvernementales et en particulier l’agence spatiale russe Roscosmos.

Désormais, la différence réside dans le fait que les voyages sont organisés par des entreprises privées.

La société Virgin Galactic du milliardaire Richard Branson a été la première à envoyer des touristes en orbite autour de la terre. L’équipage était composé de Richard Branson lui-même, de trois employés de Virgin Galactic et des deux pilotes. Le vol a eu lieu le 11 juillet.

Moins de 10 jours plus tard, le 20 juillet, c’était au tour de Jeff Bezos et de sa société Blue Origin d’organiser un vol suborbital avec des touristes : Jeff Bezos, son frère et deux autres personnes.

Puis, c’est Space X, la célèbre société du nom moins célèbre Elon Musk qui a envoyé 4 passagers dans l’espace du 15 au 18 septembre.

Ces trois sociétés envisagent déjà d’autres voyages touristiques dans l’espace. La société SpaceX prévoit notamment un survol de la lune avec environ 8 passagers dont le départ est prévu en 2023.

Cependant, on peut se demander si le nombre de candidats pour ces vols est suffisant pour considérer ces vols comme autre chose qu’une vitrine pour ces trois sociétés.

Tourisme spatial : une vitrine technologique

Plusieurs éléments interrogent quant à l’avenir de ces vols. Premièrement, le coût des billets. On parle de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Ce prix restreint considérablement le nombre de candidats. De plus, parmi les personnes disposant des finances suffisantes, combien sont réellement motivées pour un tel voyage, sachant en plus les risques qu’un tel voyage comporte.

Et même si le prix venait à baisser, on imagine mal un voyage dans l’espace coûtant moins de quelques dizaines de milliers d’euros. Certes, cela ouvre l’accès à un public plus large, mais combien d’entre eux voudront de nouveau repartir par la suite. Autrement dit, le public concerné, peut-il suffisamment se renouveler pour assurer la rentabilité des sociétés qui organisent les voyagent.

Sachant que le coût total d’un tel voyage doit nettement dépasser le prix cumulé des tickets des passagers. Peut-être bientôt des consultants en tourisme comme ceux de Voltere Consulting, des agences de voyages et autres professionnels du tourisme spécialisés dans le tourisme de l’espace.

Il faut également rappeler que la plupart de ces voyages sont censés être des vols suborbitaux de 15 à 20 minutes maximum (décollage et atterrissage compris), soit moins de 10 minutes en apesanteur.

Enfin, à une époque où l’impact écologique prend de plus en plus de place, la pollution générée par ces vols est en contradiction totale. En effet, en 10 minutes, ces 3 vols ont consommé plus d’énergie que le milliard d’humains les plus pauvres en une vie entière.

Par contre, la publicité obtenue par ces sociétés privées est immense. Et comme le tourisme de l’espace n’est pas réellement leur activité première, on peut y voir une vitrine pour leurs prouesses technologiques afin de signer de nouveaux contrats. L’objectif principal étant de renforcer leur rôle de prestataires pour les agences spatiales gouvernementales.

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