Emile Ouosso Ministre parle du gouvernement congolais et de salubrité publique

La République du Congo est un état situé en Afrique centrale. Il connaît une forte concentration de sa population dans les villes majeures du pays. Cette densité urbaine engendre inévitablement l’insalubrité. Pour faire face à la situation, le gouvernement congolais a adopté des mesures d’hygiène. Emile Ouosso Ministre encouragea les actions en matière de salubrité publique.


Assainissement communautaire «ville, village et habitation propre»

La salubrité est une question d’ordre social et concerne donc tous les citoyens du Congo-Brazzaville. De ce fait, le gouvernement a instauré le programme d’assainissement communautaire dans le but d’impliquer toute la population. Dans la mise en œuvre, chaque Congolais doit se rendre disponible de 7 heures à 10 heures chaque premier samedi du mois. Cela consiste en gros à balayer, désherber sa demeure et rue, centraliser les ordures pour la collecte et entretenir les espaces verts.

En vue de rendre l’opération de salubrité publique pérenne en République du Congo, le gouvernement a donc impliqué les chefs de districts et collectivités locales. Cette démarche a pour but de mobiliser les masses à la cause commune. Indirectement, c’est un moyen de sensibilisation qui vise à stimuler l’engagement social et individuel pour rendre sa ville, son village et sa maison propre.

Pour Emile Ouosso Ministre, « Ce rendez-vous donné à chaque début de mois est le gage de l’adoption des bonnes habitudes d’hygiène ». Tout autochtone (peu importe son rang social) soucieux de sa santé est donc invité à garder son environnement sain. Si tout le monde venait à prendre à cœur cette initiative, les maladies et infections qui résultent de l’insalubrité diminueraient considérablement dans les statistiques.

Décentralisation de l’eau et lutte contre la pollution et la pauvreté

Lutter contre l’insalubrité, c’est améliorer son cadre de vie. « En la matière, le gouvernement congolais œuvre pour la décentralisation des programmes d’hygiène, d’assainissement et eau dans les districts sanitaires » dit Emile Ouosso.

L’un des défis majeurs est de rendre l’eau accessible au plus grand nombre. En effet, l’incapacité de certaines zones du pays à accéder à l’eau potable accentue considérablement la précarité hygiénique. L’eau c’est la vie, et le gouvernement conscient de cette situation œuvre ardemment avec ses partenaires comme l’OMS pour atteindre ses objectifs.

Par ailleurs, le manque de ressources financières contraint bon nombre de Congolais à vivre avec les moyens du bord. Nombreux sont les foyers à se doter de latrines de types fosses septiques. Cela constitue un problème de plus à gérer lors des inondations, car les déjections s’échappent en cas de mauvaises constructions. Tout ceci sans compter le paludisme et les autres maladies auxquelles la nation est appelée à faire face.

C’est pour cela que parallèlement, l’État s’investit dans des programmes de lutte contre la pauvreté à travers la création d’activité communautaire. Chacun pourra donc améliorer son cadre de vie direct pour avoir une vie saine.

La réduction des facteurs de risques environnementaux vu par Emile Ouosso

La République du Congo par le biais de son gouvernement a ciblé d’autres vecteurs d’insalubrité dans le pays. Il s’agit des rejets de plombs issus des chantiers d’exploitation du pétrole et des déchets provenant du secteur médical.

D’après les études de l’OMS au Congo-Brazzaville, environ 341 tonnes de déchets biomédicaux sont émises chaque année par les centres intervenants dans la santé. Ces déchets représentent ainsi une part non négligeable d’ordures non traitées avec précaution. En réponse à ce problème de gestion, il a été instauré des programmes de santé environnementale à la source.

Les analyses de L’OMS démontrent aussi que la côte atlantique du côté de Pointe Noire est largement affectée par la présence d’usines pétrolières. Outre la façade atlantique, l’air en ville finit par se polluer, car les véhicules dépendent des carburants qui sortent des usines de raffinerie. Pour assurer la veille, les ministères des différents secteurs ont été invités à des inspections régulières sur les sites industriels qui génèrent la pollution.

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